Le Presbytère après la Révolution.

 
La commune de Tréziers se trouve sans presbytère pour loger le desservant. Dés juin 1822 le Préfet demande au Maire de faire voter trois cent vingt francs d'impôts au titre des portes et fenêtres pour subvenir aux besoins du curé. Une partie sera affectée au loyer d'une maison avec jardin destinée à le loger, l’autre à un complément de traitement à lui servir. Il est décidé d'affecter cent vingt francs au loyer et deux cents francs au traitement.
 

Presbytere en 1972

            

 

Le conseil municipal du 17 mars 1825, convoqué par le maire Etienne Calvel va envisager « l'achat d'une maison et jardin pour le logement du succursaliste » Pour prendre cette importante décision susceptible de grever fortement les finances municipales sont réunis les conseillers mais aussi les habitants les plus imposés de la commune.

Le maire lit le procès-verbal de comodo et incomodo dressé le 10 avril. Il rapporte « qu'il n'existe pas dans la commune de Tréziers d'édifice mieux approprié et plus convenable pour le logement du succursaliste que la maison et le jardin jouxtant  la maison de Jean Pierre Tournié, qui en est le propriétaire ».  Il a promis de la céder au prix fixé par les experts, soit mille six cents francs. Des réparations sont à prévoir. Un devis, établi par Jean Galard charpentier à Tréziers, les chiffre à six cent soixante-douze francs.

 

 

 

 
 
Le conseil se dit favorable à l'achat. Néanmoins, il constate que les ressources de la commune bien limitées. Elles ne permettent pas d’aller plus loin dans ce projet. Il propose de demander un secours au Préfet. Il faut aussi obtenir l'autorisation de voter une imposition extraordinaire sur six ans permettant le financement. Le projet aboutira en 1826.
 

En 1830  l’abbé Pierre Delsol est à la tête de la paroisse. Il a 30 ans. Il a une domestique Marie Rullac 38 ans.

 

Depuis le Concordat les curés reçoivent une pension. L'Etat y pourvoit pour l’essentiel. Mais il laisse à la charge des communes une part importante. En 1822 nous l'avons vu c'était deux cents francs.

En 1839 sous le mandat de Hyacinthe Marquié le budget communal prévoit cinquante francs pour le traitement. S'y ajoute le supplément de traitement que le maire propose de porter de cent francs à deux cents francs. Cette générosité ne va pas durer sous la pression d’un fraction de plus en plus active de conseillers, ce supplément va être ramené à cent vingt francs en 1840, puis à cinquante deux francs en 1841.

 


Fond de cheminée découvert lors des travaux de 2010

 

En 1855 le curé de Tréziers, le succursaliste pour l’administration, est Jean Joseph Huc âgé de 57 ans Le 16 janvier il célèbre un mariage à Corbière.
En 1856 on a Philippe Dantoine curé de Tréziers. Il est âgé de 36 ans. Il vit avec sa mère Thérèse Pennes et son neveu François Dantoine huit ans. Il va y rester au moins jusqu’au décès de sa mère en 1868

 

 
 

ISSN : 1626-0139

 

15/10/2010

 

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