Recherche de pétrole à Tréziers


Au lendemain de la première guerre mondiale, le pétrole est un produit stratégique. En trouver sur le territoire français devient une priorité. Le 14 juillet 1939 un champ de gaz est découvert par la Régie Autonome des Pétroles à Saint Marcet non loin de Saint Gaudens (31).
En 1941 la Société Nationale des Pétroles d'Aquitaine (SNPA) est créée.

 

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     CARTE GEOLOGIQUE
DE LA ZONE DE TREZIERS

  • Jaune : e5a Lutétien inférieur marin calcaire en bancs, calcaires gréseux, calcaire friable à nummulites et alvéolines. e5b1 lutétien moyen argiles et poudingues.
     
  • Rose clair et bandes rose foncé : e5b2 lutétien moyen, argiles marnes, grés de Saint Quentin. En rose foncé banc de calcaire.
     
  • Jaune pale et bleu : e6 Bartonien, molasse de Castelnaudary calcaires et marnes. En bleu bancs calcaire, de poudingues, de grés grossier.

 

 

 
LE SITE DE RECHERCHE
Il est référencé TREZIERS 1. Il est situé en bordure du ruisseau au lieu dit d'Autajou (ancienne ferme dépendant du château de Tréziers.
Lorsque les pétroliers quitteront Autajou, ils chercheront sur le site TREZIERS 2, sur la commune de Lagarde (Ariége) à proximité du passage à niveau et du Granjou.
 

 

 

LES FOREURS

Arcizet Jean manœuvre sondeur  né à Treziers

Arcizet Louis sondeur né à Tréziers

Chardigny André sondeur né  a Rattanbang Cambodge pére douanier

Susini Mathieu sondeur

Dan Georges sondeur

Rigail Armand ouvrier sondeur

Luga Clément écureuil sondeur

Pech Urbain

Amillastre Joseph sondeur

Costes François

 

 
 

Un recensement de la mairie de Tréziers (vers 1942) donne les personnes travaillant pour la SNPA

 Mécanicien sondeur :

Hutin Roger

Sondeurs :

Amillastre Joseph né en 1913 à Alos (Ariège)

Chardigny André né en 1916 à Bettembourg (Cambodge)

Chenay Roger né en 1912 à Paris (Seine)

Tréziéres Jean né en 1918 à Toulouse (Haute Garonne). 

Manœuvres sondeur :

Arcizet Jean né en 1919 à Tréziers (Aude)

Bordes Lucien né 1920 à La Réole (Haute Garonne)

Crampagne René né 1924 à Bonnac (Ariége)

Costes Louis né en 1919 à Moulin Neuf (Ariége)

Causse Emile né en 1912 Moules Beaucel (Hérault)

Degotte Toussaint né en 1922 à Soiron (Belgique)

Ferrié Aimé né en 1924 à Lacassigne (Aude)

Orfidan Georges né en 1899 à Izemore (Ain)

Pujol Louis né en 1924 à Saint Jory (Haute Garonne)

Pendrin René né 1925 à Ottange (Moselle)

Richaud Raymond né en 1905 à Pont de Ver (Var)

Viethen Guillaume né en 1905 à Cologne (Rhénanie)

Coppin Lucien né en 1920 à Toulouse (Haute Garonne)

 
Tour de forage
AUTRES PERSONNES AYANT TRAVAILLE SUR LE SITE D'AUTAJOU :

Fabre Mimi, Pech Urbain, Costes François, 

 
 

Carottage sur le site Laillet

Carottage site de Laillet (Corbiéres)

 
 

Tete de puit Treziers 1

Tête de puits. Etat été 2008

 
LES RAPPORTS DE LA SNPA AVEC LA MAIRIE DE TREZIERS
Le maire et le conseil municipal accompagnèrent l'installation de Société Nationale des Pétroles d'Aquitaine en facilitant son installation en lui mettant à disposition, contre le paiement d' indemnités, plusieurs bâtiments.
 
LA CANTINE
10 mars 1940, le Préfet demande de mettre à disposition un terrain pouvant convenir à l'édification de baraquements pour les évacués de la zone des armées.
Le Conseil Municipal met à disposition deux terrains communaux cadastrés 338A et 339A. L'édification de bâtiments sera exécutée par Solanas entrepreneur à Chalabre sous la surveillance de M. Camel ingénieur honoraire.
Le baraquement reste inoccupé.
Il est mis à disposition de la SNPA en 1943 pour y installer une cantine pour ses ouvriers.
GARAGE
Le 02 décembre 1943 la SNPA loue le garage de 30m2  attenant à l'église, précédemment attribué à l'institutrice, 1200F
 
AUTRES IMPLANTATIONS
Un terrain situé à la Croix petite, auparavant utilisé pour installer les gerbiers et le battage du blé et autres céréales, est loué à Noel Faure. Il va être utilisé pour installer des baraquements pour loger le personnel du chantier.

 

UTILISATION DES  RESSOURCES EN EAU
En 1936 la commune de Tréziers s'était lancée dans un grand projet d'adduction d'eau. Une station de pompage captait l'eau d'un puits dans la plaine alluviale de l'Hers et l'envoyait vers des réservoirs. De là l'eau était distribuée dans les foyers et aux fontaines du village. Pour financer ces travaux la commune s'était endettée pour vingt huit ans auprès du Crédit Foncier de France. L'arrivée de la S.N.P.A., qui venait réaliser des forages de recherche pétrolière sur le territoire de Tréziers, fut une aubaine qui permit d'alléger cette charge.

En 1943 l'entreprise, grande consommatrice d’eau, demande à la municipalité la fourniture des volumes nécessaire au fonctionnement des chantiers et des installations du personnel : cantine, dortoirs, baraquements divers. Les besoins journaliers sont estimés entre vingt et trente mètres cubes.
Le Maire, Elie Sérié, fait tout d’abord remarquer à la SNPA que cette quantité d'eau  dépasse largement le volume utilisé par les habitants du village. Après réflexion, suite à l'avis positif de ses conseillers, il estime la station de pompage capable de fournir ce surcroît. Mais pour cela il faut la faire fonctionner six à huit heures par jour. Ces nouvelles contraintes ont un coût. Après négociation un marché est conclu. Il est convenu que la société acquittera une indemnité mensuelle de mille francs. Cela lui donne droit à vingt cinq mètres cubes d’eau par mois. L’eau consommée au delà de ce forfait sera facturées trois francs le mètre cube. De plus, afin d'assurer dans les meilleures conditions possibles l'augmentation de débit demandée, la société s'engage à installer un moteur de cinq chevaux et une pompe de rechange. Le matériel communal ne servirait qu'au dépannage. Cet accord est approuvé par le conseil municipal le 08 octobre 1943. 

Rapidement la quantité d'eau utilisée par le forage d'Autajou dépasse largement les prévisions. Devant l'inflation des chiffres qui lui sont présenté le chef de chantier conteste l'exactitude du comptage. Il met en doute  le sérieux du travail du préposé communal Barthélemy Malvieille. Les mois qui suivent, bizarrement, les compteurs du chantier tombent en panne, ceux du village fonctionnent  pourtant correctement. Une chicane est amorcée.

Le jeudi 14 décembre 1944, le Conseil Municipal prend une sage décision. Pour supprimer la cause du conflit, il propose de le plus mesurer l'eau utilisée par le chantier. L' indemnité mensuelle est doublée, soit deux mille francs . Cela donne le droit, aux pétroliers, de disposer de toute la quantité d'eau qu’ils jugeront nécessaire pour leurs installations. De plus ils s'engagent à remédier, par leurs moyens et à leurs frais, à toute panne survenant au matériel, le leur propre et celui appartenant à la commune, les moteurs comme les pompes. 

 
 
 
Les pétroliers quittent Tréziers au printemps 1946. Ils poursuivent leurs recherches à Lagarde (Ariège) à proximité de la  ferme du Granjou. Ce site est référencé TREZIERS 2
 

 

 

13/10/2012

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


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mail to : Robert Faure

01/11/2006